Témoignage : danser dans la joie...

Danser dans la joie du ressuscité

mercredi 4 février 2009

− Entretien Le jour de Pâques 2008, puis le lundi et le mercredi suivants, Eric et Véronique ont fait danser les paroissiens de Saint Jean l’Evangéliste (Tourcoing) « dans la joie du ressuscité » sur des danses d’Israël, le pays de notre Sauveur.

Q. : Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire danser les paroissiens de Saint Jean sur des danses d’Israël ?

R. : D’abord l’envie de nous faire danser nous. Pour danser une danse d’Israël, il faut être au minimum trois. Inviter les paroissiens qui le souhaitaient à danser avec nous, nous permettait de réaliser notre passion tout en la partageant, en la faisant découvrir à des gens qui ne connaissaient pas les danses d’Israël. Ces danses permettent aux danseurs de prier avec leur corps. Nous avions envie de faire partager cette expérience.

Q. : Où les avez-vous connues ?

R. : En Belgique, dans la Communauté des Béatitudes près de Namur, tous les samedis soirs ont lieu des danses d’Israël.

Q. : Quelles sont les significations religieuses de ces danses ?

R. : Ces danses peuvent avoir des références bibliques. Aujourd’hui, l’une de nos danses était une référence au psaume 133. Chaque geste de chaque danse a un sens religieux précis, même si on ne le connaît pas toujours. Lorsqu’on fait une ronde, le centre du cercle correspond à Dieu, et le monde est représenté par le cercle de danseurs. Lorsqu’on lance les bras au ciel, on s’élance vers Dieu. Mais, nous ne connaissons que peu de significations religieuses de ces danses, et l’avantage est que chacun peut finalement y mettre ce qu’il veut. Q. : Comment se sont déroulées vos séances ?

R. : Au début, la plupart des gens sont crispés, et dès la seconde danse, il se dérident. Expliquer les danses nous permet de partager avec ceux qui sont présents. Expliquer les pas et les mouvements, c’est un peu comme animer un temps de prière. Il ne s’agit pas pour nous de rectifier les incorrections des mouvements et des pas, mais de prier avec nos corps ensemble ; et peu importe finalement la perfection du geste. Nous sommes contents, car des gens qui étaient là dimanche sont revenus lundi, preuve que ces danses ont plu.

Q. : Quels bienfaits apportent ces danses en commun ?

R. : Elles nous décentrent de nous-mêmes. On ne peut pas commencer une danse en étant mal, et être encore aussi mal une fois la séance finie. En plus, les textes sont très beaux. On peut les découvrir quand on a les traductions. Un chant disait ceci : « Je n’ai pas assez aimé ! Et si ce n’est pas maintenant, quand serace  ? ».

Véronique, Eric et Philippe


 

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